Oh boy… qu’est-ce que je fais maintenant? Le moment financier que toutes les femmes connaissent

Il existe un moment que toutes les femmes reconnaissent.
Un moment qui serre le cœur et fait monter une seule pensée, claire comme du verre :

« Oh boy… qu’est-ce que je fais maintenant? »

J’ai vécu ce moment plus souvent que je ne peux le compter.
Mais si je regarde en arrière, une période de ma vie le résume parfaitement.

Nous sommes en 2010.
Je viens de donner naissance à mon plus jeune, Gabriel.
Mon aîné, Tristan, a 15 ans et subit des migraines si violentes qu’elles nous amènent à l’hôpital — de nuit, souvent sans prévenir — pour des traitements intraveineux.

Mon mari est camionneur : il part le dimanche soir ou le lundi matin et ne revient que le vendredi ou le samedi.

Et moi?
Je suis à la maison, avec un nouveau-né, un adolescent malade, une maison à gérer… et une idée qui refuse de me laisser tranquille.

Une entreprise.
Un rêve.
Une possibilité.
Un avenir que je voulais construire pour moi et pour mes enfants.

Et chaque fois que je faisais un pas de plus, la même question revenait :

« Oh boy… qu’est-ce que je fais maintenant? »


Un rêve né dans une chambre de bébé

Tout a commencé avec une vision :
Créer des chambres de bébé complètes et évolutives — meubles, décor, éclairage, literie, jouets, vêtements, art… tout.

J’ai fait des recherches.
Rédigé un plan d’affaires.
Étudié le marché.
Rencontré des fournisseurs — avec un nouveau-né au sein.

Oui, je prenais mes appels fournisseurs en allaitant, parce que je voulais avoir l’air d’une « vraie entrepreneure », pas d’une maman épuisée.
Parce qu’on apprend aux femmes à cacher la maternité pour être perçues comme compétentes.

Et rien que ça, c’est un moment « Oh boy… ».

Mais un fournisseur refusait de me donner ses prix.
Six mois ont passé.
Impossible de finaliser mon plan d’affaires.
Impossible de valider la viabilité du projet.

J’ai dû choisir.

Et choisir, quand on est fatiguée, incertaine, et responsable financièrement de deux enfants…

C’est là que la peur parle le plus fort.


Le pivot — et la tempête de créativité

J’ai donc pivoté.

J’ai coupé l’idée en deux et lancé Cœur en Fête, une boutique de cadeaux et articles de fête.

Le webmestre a mis six mois à me livrer… une coquille vide.

Alors j’ai fait ce que les femmes font quand le monde ne répond pas :

Je me suis débrouillée seule.

En un mois, j’ai créé 10 000 produits.
J’ai construit un site bilingue.
J’ai appris le marketing web avant que ce soit à la mode.
J’ai fait du SEO avant que quelqu’un sache ce que c’était.
J’ai propulsé la boutique sur Facebook, Pinterest, LinkedIn, Yelp — avant même que « gestionnaire de réseaux sociaux » soit un métier.

Une semaine après le lancement, ma première commande est arrivée.
Des États-Unis.
Puis de l’Europe.

Mon marketing fonctionnait.
Mon écriture fonctionnait.
Mon instinct fonctionnait.

Mais financièrement?
Ce n’était pas suffisant.

Les frais de poste au Canada tuaient mes marges.
Le blogue que j’ai ajouté en deuxième année recevait plus de visites que la boutique.

Et en 2013, épuisée et le cœur brisé, j’ai fermé l’entreprise.

J’ai pleuré.
J’ai douté.
Je me suis demandé si j’avais eu tort d’essayer.

Et encore une fois :

« Oh boy… qu’est-ce que je fais maintenant? »


La phrase qui a tout changé

Un jour, mon mari est rentré plus tôt.
Il m’a regardée — fatiguée, frustrée, pleine d’un savoir que je ne facturais jamais — et il m’a lancé :

« Pourquoi tu n’es pas PAYÉE pour ton savoir? Ferme-la pis fais-toi payer! »

C’était brusque.
C’était direct.
C’était… la vérité.

Parce que pendant que je peinais à rentabiliser mes produits, mon travail faisait vendre.

Des fournisseurs m’appelaient pour me demander pourquoi j’écoulais plus de leurs produits que leurs propres distributeurs.
Mes stratégies fonctionnaient.
Mon flair était en avance.
Mon écriture convertissait.

Je faisais, en 2013, ce que les influenceurs enseignent aujourd’hui.
Et je ne chargeais rien pour ça.

Ce moment n’a pas été doux —
mais il a été décisif.


Du chaos à la renaissance

Ce choc m’a menée à Québec, à un événement entrepreneurial.
J’ai préparé une conférence sur le marketing numérique avant même que les gens croient en la force des réseaux sociaux.

Et de là est née :
Ordre vs Désordre,
mi-organisation résidentielle,
mi-marketing et médias sociaux.

Je personnalisais tout pour chaque client.
C’était lourd.
C’était intense.
C’était encore une transformation.

Encore un moment où je me retrouvais devant moi-même, fatiguée mais volontaire, en me disant :

« Oh boy… qu’est-ce que je fais maintenant? »


La maternité, l’argent, et le mythe de l’équilibre

Soyons honnêtes.

Construire une entreprise quand on est mère n’est pas un exercice d’équilibre.
C’est un mélange brut de :

  • survie
  • amour
  • culpabilité
  • exigence
  • passion
  • responsabilité
  • courage silencieux

C’est :

  • faire des appels avec un bébé au sein
  • gérer des urgences médicales sans dormir
  • cuisiner, laver, organiser, consoler
  • écrire des courriels au milieu de la nuit
  • lancer une entreprise entre deux migraines d’un adolescent
  • tenir la maison seule toute la semaine
  • avancer malgré la fatigue
  • recommencer
  • recommencer encore
  • et encore

Les femmes pensent qu’elles doivent être millionnaires pour parler d’argent.

C’est faux.

Les femmes ont besoin d’entendre la voix de celles qui ont dû choisir, recommencer, apprendre, essayer, tomber, se relever.

Les femmes ont besoin d’histoires vraies.
Pas de contes de fées entrepreneuriaux.


La vraie leçon derrière tout ça

L’empowerment financier, ce n’est pas la perfection.
Ce n’est pas devenir riche en un an.
Ce n’est pas publier des photos de réussite sur Instagram.

C’est de :

  • la clarté
  • la constance
  • le courage
  • la capacité de faire un choix même quand on tremble
  • la résilience
  • l’autonomie

C’est savoir ceci :

On n’a pas besoin d’être parfaite pour avancer.
On doit juste faire un pas.

Mes entreprises ne m’ont pas rendue millionnaire.
Mais elles m’ont rendue :

plus forte
plus lucide
plus stratégique
plus résiliente
plus consciente
plus libre

Et ces qualités valent plus que n’importe quel solde bancaire.


Si vous êtes dans votre propre moment “Oh boy…”

Vous n’êtes pas en train d’échouer.
Vous n’êtes pas en retard.
Vous n’êtes pas moins bonne que les autres.

Vous êtes simplement au début d’une transformation.

L’argent grandit.
La confiance grandit.
Les femmes grandissent.

Doucement.
Silencieusement.
Et toujours au bon moment.


Partagez-moi votre histoire

Avez-vous déjà vécu un moment financier « Oh boy… qu’est-ce que je fais maintenant? »
Qu’est-ce que cela vous a appris?

Votre histoire peut donner du courage à une autre femme.


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